Marie & Alexandre - Iris

 
 


This exhibition centered on mirrors is the second chapter of the cycle initiated with Horizon, dedicated to lighting. The search for balance between full and empty and antagonistic forces is confirmed in this new series.

The iris, invoked in the title of the exhibition, represents the unique code of distinction of each individual and adaptation of the eye to its luminous environment.

Marie & Alexandre abolish the usual relationship established by the mirror with the living. The sense of vision is solicited but a rhythmic of a rather musical nature formally imposes itself. A vertical order gives an impression of flatness to this score and thus blurs the three-dimensional perception of their work as long as it is not crossed. The mirror-matter retains an obvious place but the mirror-object does not impose itself in its usual use. It does not encourage looking at it searching for a reflection. A sense of rhythm is palpable in each of the freestanding, wall-mounted and suspended compositions. They unfold through the interweaving of geometric shapes and detached elements, in counterpoint to the large ensembles.

The absence of continuous frames decenters the attention, lightens the mirror from its main destination initially defined in its use: to faithfully reflect what is presented to it. Everything brings the gaze and the individual to move. The eye wanders randomly through the landscape of indistinct clays and lavas with frank and contrasting colors, in the calm or animated reflection of the mirror, or even through the two-way glass as in a window.

When they are brought together, the variations of sizes, shapes, tones, intensities are harmonious and each piece of mirror-material beats a pace and allows us to discover an urban landscape which unrolls a succession of imaginary skyscrapers in which the mirror-object is not central. By its polysemy, the mirror thus redefined fits as much in a context of use as in its absence.

 

In collaboration with:

Jean-Marie Foubert ceramist in Burgundy

Christophe Saba glassmaker in Biot

Alain Vagh tile factory in Salernes

Forewords by Graziella Semerciyan

Cette exposition consacrée au miroir est le deuxième volet du cycle entamé avec Horizon, dédié au luminaire. La recherche de l’équilibre entre le plein et le vide et les forces antagonistes se confirme dans cette nouvelle série.

L’iris, invoqué dans le titre de cette exposition, représente ce code unique de distinction de chaque individu et d’adaptation de l’œil à son environnement lumineux.

Marie & Alexandre abolissent le rapport habituel qu’instaure le miroir avec le vivant. Le sens de la vision est sollicité mais une rythmique de nature plutôt musicale s’impose par ses formes. Un ordre vertical donne une impression de planéité à cette partition et brouille ainsi la perception tridimensionnelle de leur oeuvre tant qu’elle n’est pas traversée. Le miroir-matière conserve une place évidente mais le miroir-objet ne s’impose pas dans son usage habituel. Il n’incite pas à le regarder pour y chercher un reflet. Une sensation de rythme est palpable dans chacune des compositions autoportantes, murales et suspendues. Elles se déploient par l’imbrication de formes géométriques et par des éléments détachés, en contrepoint des grands ensembles.

L’absence d’encadrements continus décentre l’attention, allège le miroir de sa destination principale initialement définie dans un usage : refléter fidèlement ce qui lui est présenté. Tout porte le regard et l’individu à se déplacer. L’œil se promène de manière aléatoire dans le paysage des terres et laves indistinctes aux couleurs franches et contrastées, dans le reflet calme ou animé du miroir, ou même à travers le verre sans tain comme dans une vitre.

Lorsqu’ils sont réunis, les variations de tailles, formes, tons, intensités sont harmonieuses et chaque morceau de miroir-matière bat la mesure et permet de découvrir un paysage urbain qui déroule une succession de gratte-ciels imaginaires dans lequel le miroir-objet n’est pas central. Par sa polysémie, le miroir ainsi redéfini s’inscrit autant dans un contexte d’usage que dans son absence.

En collaboration avec:

Jean-Marie Foubert céramiste en Bourgogne

Christophe Saba maître-verrier à Biot

Alain Vagh tuilerie à Salernes

Texte par Graziella Semerciyan